Des avocats sénior et d'anciens magistrats ont exprimé de vives inquiétudes concernant ce qu'ils décrivent comme une tendance à l'ingérence judiciaire dans les affaires internes des partis politiques. Ces préoccupations font suite à une série de décisions récentes où les tribunaux sont intervenus dans des questions d'adhésion, de sélection des candidats et de leadership au sein des partis.
Des figures juridiques éminentes, comme l'ancien juge de la Cour suprême Madan B. Lokur, ont publiquement critiqué ces interventions. Dans une tribune de 2025, il a soutenu que si les tribunaux doivent agir contre l'arbitraire, ils ne doivent pas gérer de manière intrusive les partis politiques, qui sont des associations privées. Cet avis est partagé par des avocats sénior qui avertissent qu'une ingérence judiciaire excessive pourrait saper l'autonomie des organisations politiques.
Le débat porte sur l'équilibre entre la garantie des principes démocratiques au sein des partis et le respect de leur autonomie interne. Les critiques citent des affaires spécifiques, comme les procédures électorales internes du Congrès national indien ou des conflits au sein d'autres partis régionaux, où des décisions de justice ont directement influencé les processus internes. Les experts juridiques rappellent que le rôle du judiciaire est généralement d'assurer la conformité constitutionnelle, et non d'administrer les affaires des partis.
Ce débat juridique permanent met en lumière une tension dans les systèmes démocratiques, où les tribunaux sont de plus en plus sollicités pour résoudre des conflits politiques internes, soulevant des questions sur la séparation des pouvoirs et les limites du contrôle judiciaire.