En 2019, le gouvernement français a considérablement augmenté les frais de scolarité à l'université pour les étudiants extra-communautaires, une politique qui a eu un impact marqué sur les étudiants africains. Le coût annuel d'une licence est passé d'environ 170 € à 2 770 €, et celui d'un master à 3 770 €.
Selon les données de Campus France, le nombre de premières inscriptions d'étudiants d'Afrique subsaharienne dans l'enseignement supérieur français a chuté de 11 % entre les années universitaires 2018-2019 et 2019-2020, une baisse directement attribuée à la nouvelle tarification. Si certaines universités ont utilisé des exonérations et des bourses pour en atténuer l'effet, les détracteurs soutiennent que la politique crée une barrière financière qui affecte de manière disproportionnée les étudiants issus d'anciennes colonies françaises.
La politique reste controversée. Ses partisans affirment qu'elle aligne la France sur d'autres nations européennes et fournit des fonds pour améliorer les services aux étudiants internationaux. Les opposants, dont des syndicats étudiants et certains universitaires, y voient une forme de "discrimination éducative" qui sape les liens historiques et le soft power de la France en Afrique. Le débat se poursuit alors que les institutions tentent de concilier pressions budgétaires et engagements en faveur de l'accessibilité internationale.