Des chercheurs ont développé une méthode pour cultiver des voies respiratoires humaines et animales miniatures en laboratoire, leur permettant de tester quelles espèces sont sensibles à la grippe sans avoir recours à des expériences sur des animaux vivants. Cette approche, rapportée dans une étude récente, utilise des organoïdes—de minuscules cultures de tissus en trois dimensions qui imitent la structure et la fonction des voies respiratoires réelles.
En exposant ces organoïdes à différents virus de la grippe, les scientifiques peuvent observer quelles cellules sont infectées et comment le virus se réplique. Cette technique a déjà identifié plusieurs espèces sauvages, dont les pandas roux et les gazelles dama, comme hôtes potentiels de la grippe, une information auparavant difficile à obtenir de manière éthique.
L'étude, publiée dans une revue à comité de lecture, souligne la polyvalence des organoïdes pour l'étude des maladies zoonotiques. La méthode pourrait aider à prédire de futures épidémies de grippe en identifiant les réservoirs animaux susceptibles de transmettre le virus aux humains.