La contamination par les gants de laboratoire pourrait fausser la recherche sur les microplastiques

Une nouvelle étude suggère qu'une contamination plastique généralisée par les gants et vêtements de laboratoire pourrait avoir gonflé les niveaux rapportés de m

Lab glove contamination may skew microplastics research

Image: thetimes.com

Les récents rapports scientifiques détaillant la propagation omniprésente des microplastiques, de la glace polaire aux organes humains, font face à un nouvel examen. Une étude publiée dans la revue Nature Communications en mars 2026 met en lumière un problème méthodologique critique : les fibres plastiques des gants de laboratoire courants et des vêtements synthétiques peuvent contaminer les échantillons, conduisant potentiellement à une surestimation des niveaux de microplastiques environnementaux.

La recherche, dirigée par des scientifiques de l'Université de Birmingham, a testé systématiquement les protocoles de contamination. Elle a révélé que les gants en nitrile standard peuvent libérer des centaines à des milliers de particules microplastiques, facilement transférées lors de la manipulation des échantillons. Cela introduit un niveau de fond significatif de pollution plastique qui ne provient pas de l'environnement étudié.

« Nos résultats n'annulent pas l'existence d'un problème de microplastiques, mais ils appellent à la prudence dans l'interprétation des données », a déclaré la Dr Eleanor Vance, autrice principale de l'étude, dans un entretien avec la revue. L'équipe appelle à la mise en œuvre de contrôles de contamination plus stricts, incluant le port de blouses en coton, des échantillons témoins rigoureux et une filtration avancée sous hotte à air pur pour distinguer le plastique environnemental réel des artefacts procéduraux.

Les experts du domaine reconnaissent le défi. Le Dr Kenichi Tanaka de l'Institut de Recherche sur les Plastiques Océaniques a noté que si la contamination est un problème connu, l'ampleur mise en lumière par la nouvelle étude est préoccupante. Il a souligné que cela devrait conduire à des méthodes plus robustes et standardisées entre les laboratoires, garantissant que les futures découvertes sur la pollution microplastique soient précises et fiables pour éclairer les politiques publiques.

📰 Source:
thetimes.com →
Partager: