Le Kenya est confronté à sa première baisse annuelle des transferts de fonds de la diaspora depuis 2009, selon les données de la Banque centrale du Kenya (CBK). Au cours des sept premiers mois de 2026, les transferts ont totalisé 368,75 milliards de shillings, soit une diminution de 9 milliards par rapport à la même période l'année dernière.
Cette baisse est attribuée aux difficultés économiques dans les principaux pays d'origine, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et d'autres pays européens, où travaillent de nombreux expatriés kenyans. Des politiques d'immigration plus strictes et un shilling kenyan plus fort ont également contribué à la réduction des flux.
Les transferts de fonds sont une source vitale de devises pour le Kenya, soutenant les revenus des ménages et l'économie dans son ensemble. La CBK a noté la tendance et surveille la situation, mais n'a pas encore publié de déclaration officielle sur l'impact potentiel sur l'année complète.
Les économistes avertissent qu'une baisse durable pourrait exercer une pression sur le shilling kenyan et creuser le déficit du compte courant. Cependant, ils notent également que l'économie du pays a fait preuve de résilience et que d'autres secteurs tels que le tourisme et les exportations pourraient aider à compenser l'impact.