La Haute Cour du Kenya a rendu une décision historique permettant aux individus de changer leur genre sur les documents officiels sans nécessiter de chirurgie ou d'intervention médicale. La décision, rendue par le juge Bahati Mwamuye le 20 mai 2026, concernait une affaire déposée par l'activiste transgenre Audrey Mbugua, qui contestait les obstacles juridiques existants.
Le tribunal a déclaré que le système actuel, qui limitait les genres à masculin, féminin ou intersexe, était discriminatoire et violait les droits constitutionnels à la dignité et à l'égalité. Le juge Mwamuye a statué que les individus peuvent désormais auto-identifier leur genre, et l'État doit mettre à jour les documents en conséquence.
La décision s'applique à tous les documents officiels, y compris les cartes d'identité nationales, les passeports et les certificats de naissance. Le tribunal a accordé au gouvernement 90 jours pour mettre en œuvre les changements, avec le Procureur général et les ministères concernés chargés de créer de nouvelles réglementations.
Les groupes de défense des droits humains ont salué la décision comme une étape importante pour les droits LGBTQ+ au Kenya, bien que certains groupes religieux et conservateurs aient exprimé leur opposition. L'affaire a été suivie de près à travers l'Afrique, où peu de pays autorisent de tels changements.