Le gouvernement japonais a annoncé un plan visant à permettre aux membres féminins de la famille impériale de conserver leur statut royal après avoir épousé des roturiers, selon un rapport de Kyodo News du 17 juillet 2026. Cette mesure vise à remédier à la diminution de la taille de la famille impériale, mais ne prévoit pas de dispositions pour la succession féminine au trône du Chrysanthème.
En vertu de la loi actuelle, les princesses qui épousent des roturiers doivent quitter la famille impériale, réduisant ainsi le nombre de membres royaux éligibles. La nouvelle politique, qui devrait être formalisée par une loi, leur permettrait de rester en tant que membres honoraires, mais elles n'acquièrent pas de droits de succession. Le gouvernement n'a pas fixé de calendrier pour l'introduction du projet de loi.
L'administration du Premier ministre Fumio Kishida a été confrontée à des pressions pour assurer une succession stable, car il ne reste que trois héritiers : le prince héritier Akishino, le prince Hisahito et l'empereur émérite Akihito, vieillissant. La proposition ne modifie pas la règle de succession exclusivement masculine, que les critiques jugent dépassée et discriminatoire envers les femmes.
Les sondages d'opinion publique montrent un soutien majoritaire à l'autorisation des impératrices, mais les législateurs conservateurs du Parti libéral-démocrate au pouvoir résistent au changement. Le gouvernement a formé un panel pour étudier les options de succession, mais aucun consensus n'a été atteint sur la modification de la loi sur la maison impériale.
Cette réforme est considérée comme un compromis pour préserver le nombre de membres de la famille sans déclencher un débat plus large sur la succession féminine. La princesse Aiko, fille unique de l'empereur Naruhito, bénéficierait de ce changement si elle épouse un roturier, mais elle reste inéligible au trône.