Shoko Kawata, la maire de 35 ans de Yawata, une ville d'environ 68 000 habitants dans l'ouest du Japon, a annoncé qu'elle était enceinte de son premier enfant et prévoyait de prendre un congé maternité. La nouvelle a suscité des réactions négatives de la part de certains résidents masculins, qui estiment qu'une maire ne devrait pas prendre de congé pour un accouchement.
Kawata, élue en 2024, est l'une des rares femmes maires au Japon, où les femmes n'occupent qu'environ 2 % des postes de maire. Sa décision de prendre un congé a déclenché un débat sur les rôles de genre et les attentes professionnelles dans le pays.
Les critiques ont remis en question la capacité d'une maire à gouverner efficacement pendant son congé, certains suggérant qu'elle devrait démissionner. Les partisans, cependant, l'ont félicitée pour avoir normalisé le congé maternité dans un rôle de haut niveau. Kawata a déclaré qu'elle déléguerait ses responsabilités pendant son absence.
La controverse reflète des défis plus larges au Japon, où les normes de genre traditionnelles découragent souvent les femmes de poursuivre une carrière après l'accouchement. Le pays se classe bas dans les indices mondiaux d'égalité des genres, et l'incident a attiré l'attention internationale.