La popularité croissante des perfusions intraveineuses de vitamines et d'hydratation dans les spas et cliniques de bien-être suscite l'inquiétude des professionnels de santé quant au détournement de fournitures essentielles. Ces traitements, commercialisés pour l'énergie, les gueules de bois ou la beauté, utilisent les mêmes poches stériles, tubulures et cathéters indispensables aux patients hospitaliers.
Des rapports d'associations médicales et d'analystes indiquent que la demande accrue du secteur du bien-être non médical peut exercer une pression sur la chaîne d'approvisionnement. Lors de pénuries, comme pendant la pandémie de COVID-19, la concurrence pour ces produits a mis en lumière des vulnérabilités. Les éthiciens médicaux soulèvent des questions sur la priorité donnée à des traitements esthétiques ou de bien-être électifs par rapport aux besoins hospitaliers.
La réglementation de ces services en spa varie considérablement. Dans de nombreuses régions, les perfusions en dehors d'un cadre clinique strict évoluent dans un flou juridique, la supervision portant sur les établissements plutôt que sur l'approvisionnement en matériel médical. Des experts appellent à des lignes directrices plus claires pour garantir la priorité d'accès des systèmes de santé à cet équipement essentiel.