Un récent rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publié début 2025, indique une augmentation de 25 % de la prévalence des troubles anxieux et dépressifs dans le monde depuis 2020. Le rapport attribue cette hausse à une combinaison d'instabilité économique, d'isolement social et d'anxiétés liées au climat.
Selon l'OMS, la crise est particulièrement aiguë chez les jeunes adultes âgés de 18 à 29 ans, qui déclarent ressentir un sentiment diminué de but et de valeur. Le terme « crise de valeur » a été utilisé par les défenseurs de la santé mentale pour décrire ce phénomène, où les individus luttent pour trouver un sens à leur vie au milieu de changements sociétaux rapides.
Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a déclaré dans le rapport : « La santé mentale est un droit humain fondamental, et la crise actuelle exige une action urgente de la part des gouvernements et des communautés. » Le rapport appelle à une augmentation des investissements dans les services de santé mentale et des efforts de déstigmatisation.
Les facteurs économiques, notamment l'inflation et l'insécurité de l'emploi, ont été identifiés comme des contributeurs majeurs. Une étude distincte de l'Organisation internationale du travail (OIT) en 2025 a révélé que 60 % des travailleurs déclarent se sentir stressés quant à leur avenir financier, exacerbant les défis de santé mentale.
Les experts recommandent une approche multidimensionnelle, comprenant une thérapie accessible, des programmes de soutien communautaire et des changements politiques pour lutter contre les inégalités économiques. L'OMS souligne que sans intervention, la crise pourrait s'aggraver, affectant la productivité mondiale et la cohésion sociale.