Des analyses récentes suggèrent qu'Israël utilise les angoisses historiques de la Turquie à son avantage au Moyen-Orient. Le traité de Sèvres de 1920, qui a démantelé l'Empire ottoman, alimente toujours la crainte d'Ankara de perdre son influence. Israël exploiterait cette peur en promouvant des accords bilatéraux régionaux qui marginalisent la Turquie.
Selon des experts, les accords de normalisation d'Israël avec des nations arabes, comme les accords d'Abraham, ont renforcé sa position. Ces accords permettent à Israël de bâtir des alliances qui contournent la Turquie, réduisant ainsi le poids d'Ankara dans les affaires régionales. La stratégie semble exploiter le double dilemme de la Turquie : son désir de leadership face à des défis économiques et politiques internes.
Le parti au pouvoir en Turquie, dirigé par le président Recep Tayyip Erdogan, a souvent invoqué le « syndrome de Sèvres » pour mobiliser le soutien nationaliste. Cependant, ce récit pourrait être moins efficace alors qu'Israël approfondit ses liens avec les États du Golfe et d'autres acteurs régionaux. Les analystes notent que la rhétorique conflictuelle de la Turquie ne s'est pas traduite par des actions concrètes pour contrer ces changements diplomatiques.
En août 2026, aucune escalade majeure n'a eu lieu, mais le paysage géopolitique continue d'évoluer. Les manœuvres calculées d'Israël montrent comment la mémoire historique façonne la politique étrangère actuelle, bien que l'impact à long terme sur le rôle régional de la Turquie reste incertain.