L'Iran s'est progressivement imposé comme une puissance scientifique significative au Moyen-Orient, avec des avancées notables dans des domaines tels que la nanotechnologie, la recherche sur les cellules souches, l'ingénierie aérospatiale et les sciences nucléaires. Selon les bases de données académiques internationales, l'Iran figure régulièrement parmi les premiers producteurs de publications scientifiques dans la région depuis deux décennies.
Les universités du pays, notamment l'Université de Téhéran et l'Université de technologie Sharif, ont formé des générations d'ingénieurs et de scientifiques, dont beaucoup travaillent dans des institutions de recherche de premier plan à travers le monde. L'investissement de l'Iran dans l'enseignement supérieur a conduit à l'un des taux d'inscription universitaire les plus élevés du Moyen-Orient.
Le programme nucléaire iranien reste un point central de tension géopolitique avec Israël et les nations occidentales. Israël considère depuis longtemps les capacités nucléaires et balistiques de l'Iran comme une menace existentielle, tandis que Téhéran maintient que ses activités nucléaires sont destinées à des fins civiles énergétiques et de recherche. Ces tensions ont périodiquement dégénéré en opérations clandestines, cyberattaques et frappes ciblées contre des installations nucléaires et des scientifiques iraniens.
Malgré les sanctions internationales qui ont sévèrement restreint l'accès aux technologies et aux investissements étrangers, l'Iran a poursuivi son développement national dans les secteurs aérospatial, de la défense et de la biotechnologie. Les analystes notent que les sanctions ont, dans certains cas, accéléré la quête d'autosuffisance de l'Iran dans les industries stratégiques, bien qu'elles aient également considérablement freiné la croissance économique et la qualité de vie des Iraniens ordinaires.