Le commandement militaire central iranien a annoncé la fermeture renouvelée du détroit stratégique d'Ormuz le 21 juin 2026, citant les opérations militaires israéliennes au sud du Liban comme une violation de l'accord de Téhéran avec les États-Unis. Le détroit est un point de passage crucial pour les expéditions mondiales de pétrole, environ 20 % du pétrole mondial y transitant.
Selon le communiqué, la fermeture est une réponse à ce que l'Iran décrit comme des actions israéliennes agressives qui violent un accord antérieur avec Washington. Les États-Unis et Israël n'ont pas officiellement commenté cette affirmation. Cette mesure accroît les tensions dans la région, qui a connu une escalade des hostilités depuis le début du conflit entre Israël et le Hezbollah en octobre 2023.
Le détroit d'Ormuz, situé entre Oman et l'Iran, est vital pour les exportations de pétrole de l'Arabie saoudite, de l'Irak, du Koweït et des Émirats arabes unis. Les fermetures ou menaces de fermeture précédentes ont entraîné des hausses des prix mondiaux du pétrole. Au moment de ce rapport, les marchés pétroliers réagissent avec incertitude, bien qu'aucune hausse immédiate des prix n'ait été confirmée.
Ce développement fait suite à une série de frappes aériennes israéliennes dans le sud du Liban ciblant des positions du Hezbollah, que l'Iran soutient. La situation reste fluide, avec des appels internationaux à la désescalade. Les Nations unies ont exhorté toutes les parties à éviter des actions qui pourraient perturber les approvisionnements énergétiques mondiaux ou conduire à un conflit plus large.