Depuis la mort du guide suprême Ali Khamenei le 20 avril 2026, l'Iran n'a pas connu de transformation fondamentale, selon des analystes. Au lieu de cela, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a renforcé son contrôle sur le système politique et l'économie, maintenant le statu quo sous une nouvelle structure de direction.
Le CGRI, désigné comme organisation terroriste par les États-Unis, a étendu son influence économique via des filiales et des contrats dans des secteurs comme le pétrole, le gaz, la construction et les télécommunications. Des rapports de la Foundation for Defense of Democracies indiquent que le CGRI contrôle environ 20 à 30 % de l'économie iranienne, un chiffre resté stable depuis la mort de Khamenei.
Les analystes politiques notent que le processus de succession, qui a élevé le fils d'Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, au poste de guide suprême, a été fortement influencé par les commandants du CGRI. Cela a suscité des inquiétudes quant au fait que le rôle du CGRI dans la gouvernance est devenu encore plus ancré, sans réformes significatives ni partage du pouvoir avec les factions civiles.
Les observateurs internationaux, dont les Nations Unies, ont appelé à la transparence et à la responsabilité dans la transition politique iranienne, mais la domination continue du CGRI suggère qu'aucun changement significatif n'est probable à court terme. La situation économique reste désastreuse pour les Iraniens ordinaires, avec une inflation dépassant 40 % et des taux de chômage élevés, alors que le CGRI privilégie ses propres intérêts au détriment du bien-être public.