L'Indonésie a officiellement exclu d'imposer une taxe sur les navires transitant par le détroit de Malacca, après des inquiétudes régionales suscitées par des remarques antérieures de la ministre des Finances Sri Mulyani Indrawati. La clarification a été faite par le ministre coordinateur des Affaires maritimes et de l'Investissement Luhut Binsar Pandjaitan le 25 avril 2026, qui a déclaré que le gouvernement n'a pas l'intention de mettre en œuvre une telle redevance.
Le détroit de Malacca est l'une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, transportant environ 40 % du commerce mondial. Les commentaires initiaux de la ministre des Finances avaient suscité des inquiétudes parmi les pays voisins, notamment la Malaisie et Singapour, qui dépendent fortement de cette voie d'eau pour le commerce. Luhut a souligné que l'Indonésie reste engagée envers la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), qui garantit la liberté de navigation.
La décision a été confirmée après une réunion du cabinet où le président Joko Widodo a réitéré que toute taxe unilatérale violerait le droit maritime international. Le gouvernement prévoit plutôt de se concentrer sur l'amélioration des infrastructures portuaires et de la sécurité dans la région, y compris les efforts pour lutter contre la piraterie et la contrebande.
Les analystes notent que ce revirement contribue à maintenir la stabilité des routes commerciales en Asie du Sud-Est. Le détroit de Malacca est un point de passage critique pour les expéditions d'énergie du Moyen-Orient vers l'Asie de l'Est, et toute perturbation pourrait avoir des conséquences économiques mondiales.