Alors que le Premier ministre Narendra Modi approche du record de longévité de Jawaharlal Nehru (16 ans et 286 jours), un examen de la transformation économique de l'Inde sur les 12 dernières années révèle une croissance et des changements structurels significatifs. Selon des données vérifiées de la Banque mondiale et du ministère indien des Statistiques, le PIB de l'Inde est passé d'environ 1,9 billion de dollars en 2014 à 3,7 billions de dollars en 2025, ce qui en fait la cinquième économie mondiale.
Les réformes clés sous Modi incluent la mise en œuvre de la taxe sur les biens et services (GST) en 2017, le Code de l'insolvabilité et de la faillite, et l'initiative 'Make in India' visant à stimuler l'industrie manufacturière. Les entrées d'investissements directs étrangers (IDE) sont passées de 45 milliards de dollars en 2014-15 à 84 milliards de dollars en 2023-24, selon les données gouvernementales. Cependant, les critiques soulignent des défis persistants tels que le chômage, qui selon le Centre for Monitoring Indian Economy (CMIE) s'élevait à 8,1 % en mai 2026, et une inflation moyenne de 5,5 % sur la période.
Le développement des infrastructures a connu des progrès majeurs, avec la longueur des autoroutes nationales passant de 92 851 km en 2014 à plus de 145 000 km en 2025, et le nombre d'aéroports passant de 74 à 157. L'économie numérique s'est également développée rapidement, avec les transactions UPI atteignant 15 milliards par mois en 2025, contre près de zéro en 2016. Ces changements ont contribué à l'influence mondiale croissante de l'Inde, mais aussi à des débats sur les inégalités et la création d'emplois.