L'Inde se prépare à lancer un satellite nommé Drishti, construit par la startup spatiale privée Pixxel. Contrairement aux satellites optiques traditionnels, Drishti utilise la technologie radar à synthèse d'ouverture (SAR), lui permettant de capturer des images haute résolution à travers les nuages et l'obscurité, de jour comme de nuit. Cette capacité représente une avancée significative pour l'observation de la Terre, car elle surmonte les limitations des capteurs optiques bloqués par les conditions météorologiques ou l'absence de lumière solaire.
Selon des rapports des médias indiens et des déclarations officielles de Pixxel, le satellite est conçu pour des applications de défense et de renseignement, offrant potentiellement une surveillance en temps réel des frontières et des sites stratégiques. Cela a suscité des préoccupations dans les pays voisins comme le Pakistan et la Chine, car la technologie pourrait offrir à l'Inde des capacités de surveillance persistantes, quelles que soient les conditions météorologiques. Le lancement est prévu en 2026, bien qu'une date précise n'ait pas été confirmée.
Pixxel, fondée en 2019, a déjà lancé plusieurs satellites d'imagerie hyperspectrale et étend désormais ses activités à la technologie SAR. Le satellite Drishti fait partie du secteur spatial privé en pleine croissance en Inde, encouragé par des réformes gouvernementales visant à stimuler l'innovation et à réduire la dépendance aux satellites étrangers. La mission souligne la volonté de l'Inde de renforcer son infrastructure de surveillance spatiale.