Les électeurs de plusieurs États indiens, notamment le Bihar, le Gujarat et l'Uttar Pradesh, votent le 3 août 2026 lors d'élections partielles, marquant le premier test électoral majeur depuis les manifestations étudiantes généralisées contre des fuites présumées de sujets d'examen. Les manifestations, qui ont commencé en juillet, sont devenues un enjeu politique important, les partis d'opposition critiquant la gestion par le gouvernement central dirigé par le BJP de l'éducation et des examens de recrutement.
Les élections partielles, couvrant plusieurs circonscriptions législatives, sont considérées comme un baromètre de l'opinion publique avant les prochaines élections d'État. Au Bihar, où les manifestations ont été particulièrement intenses, le parti au pouvoir Janata Dal (United) et son allié BJP font face à un défi difficile de la part de l'opposition Rashtriya Janata Dal et du Congrès. De même, en Uttar Pradesh et au Gujarat, le BJP défend des sièges au milieu des préoccupations concernant le chômage et les irrégularités des examens.
Selon la Commission électorale de l'Inde, le vote se déroule avec des mesures de sécurité strictes. Les résultats, attendus le 5 août, seront étroitement surveillés par les analystes politiques pour évaluer l'impact des manifestations étudiantes sur les perspectives électorales du BJP. Les manifestations, menées par des groupes d'étudiants, exigent une conduite transparente et rapide des examens, ainsi que des mesures contre les responsables des fuites.
Les observateurs politiques notent que les résultats des élections partielles pourraient influencer la stratégie du BJP avant les élections législatives de 2026 dans plusieurs États. L'opposition a cherché à capitaliser sur les manifestations, les présentant comme une question plus large de gouvernance et de chômage des jeunes. Le parti au pouvoir, cependant, a défendu son bilan, citant des mesures prises pour réformer le système d'examen et créer des emplois.