Le 3 août 2026, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne se sont réunis à Bruxelles pour faire face à la crise migratoire, déclenchée par un afflux massif de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta. Selon les autorités espagnoles, environ 60 000 personnes sont entrées dans l'enclave après une rupture de la sécurité aux frontières, provoquant des discussions urgentes entre les 27 États membres.
La réunion a révélé de profondes divisions entre les États membres. Plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, ont appelé à des contrôles temporaires aux frontières et à une suspension de l'accord de Schengen pour gérer l'afflux. D'autres, menés par l'Espagne, ont plaidé pour une approche coordonnée à l'échelle de l'UE, soulignant la nécessité de solidarité et de responsabilité partagée.
Un point de discorde clé était la proposition de créer des « hubs de retour » dans des pays hors UE pour traiter les demandes d'asile et faciliter les expulsions. Certains États membres, comme l'Autriche et les Pays-Bas, ont soutenu l'idée, tandis que d'autres ont soulevé des préoccupations juridiques et éthiques, citant le droit international et les obligations en matière de droits de l'homme.
La Commission européenne a proposé un nouveau pacte sur la migration, mais il a été accueilli avec des réactions mitigées. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a exhorté les États membres à trouver un terrain d'entente, déclarant : « Nous devons agir ensemble ou risquer de démanteler l'espace Schengen. » Cependant, aucun consensus n'a été trouvé, et de nouvelles discussions sont prévues plus tard dans le mois.
Pendant ce temps, des organisations humanitaires ont averti d'une aggravation de la situation à Ceuta, avec des centres d'accueil surpeuplés et des signalements de refoulements à la frontière. Le HCR a appelé à une action urgente pour protéger les droits des migrants, tandis que les dirigeants de l'UE restent dans l'impasse sur la voie à suivre.