Des chercheurs de l'Université de Tel Aviv ont développé l'un des premiers modèles expérimentaux reproduisant fidèlement la gastrite éosinophile (EoG), une maladie allergique rare mais de plus en plus reconnue de l'estomac. En utilisant ce modèle, ils ont identifié les mécanismes immunitaires qui déclenchent le développement de la maladie, selon une étude publiée dans la revue Nature Communications le 13 juillet 2026.
L'étude, dirigée par le Dr Ariel Munitz et son équipe de la Faculté de médecine Sackler, s'est concentrée sur le rôle de cellules immunitaires spécifiques, notamment les éosinophiles et les lymphocytes T, dans le déclenchement de l'inflammation de la paroi de l'estomac. Le modèle a permis aux chercheurs d'observer comment ces cellules interagissent et provoquent des symptômes tels que des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements.
La gastrite éosinophile se caractérise par une accumulation d'éosinophiles, un type de globules blancs, dans le tissu de l'estomac. La maladie peut entraîner une inflammation chronique et, dans les cas graves, une cicatrisation. Le nouveau modèle offre une plateforme pour tester des traitements potentiels, qui se limitent actuellement à des changements alimentaires et à des stéroïdes.
Les chercheurs espèrent que cette percée accélérera le développement de thérapies ciblées pour les patients atteints d'EoG, qui touche environ 1 personne sur 10 000 dans le monde. L'étude a été financée par la Fondation israélienne pour la science et les National Institutes of Health des États-Unis.