Le Fonds monétaire international (FMI) a publié ses Perspectives économiques régionales d'avril 2026 pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale, mettant en garde contre un environnement économique difficile. Le rapport, présenté par Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, prévoit un ralentissement de la croissance régionale par rapport aux prévisions antérieures. Ceci est attribué à une inflation élevée persistante, à des conditions financières mondiales plus strictes et à des tensions géopolitiques continues.
Selon les données vérifiées du FMI, la croissance économique de la région devrait ralentir à 2,7 % en 2026, contre une estimation de 3,2 % en 2025. Les perspectives soulignent des disparités importantes entre les pays exportateurs et importateurs de pétrole, les premiers étant confrontés aux pressions de la volatilité des prix de l'énergie. Le rapport souligne que l'inflation, bien qu'en baisse, reste supérieure à l'objectif dans de nombreux pays, continuant de peser sur les budgets des ménages.
Jihad Azour a déclaré que les décideurs politiques doivent donner la priorité à l'ancrage des anticipations d'inflation et à la reconstitution des marges de manœuvre budgétaires. Le FMI conseille de poursuivre les efforts pour diversifier les économies et mettre en œuvre des réformes structurelles afin de stimuler une croissance tirée par le secteur privé et de créer des emplois. L'institution note que ces défis sont aggravés par la nécessité d'accroître les dépenses pour l'adaptation au changement climatique et la transformation numérique dans toute la région.