Le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré que le conflit en cours au Moyen-Orient porte un coup "sans précédent" aux économies de la région. Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques régionales, le FMI prévoit que cinq des huit pays producteurs de pétrole et de gaz du Conseil de coopération du Golfe (CCG) connaîtront une contraction économique en 2026.
Les pays confrontés à une contraction sont Bahreïn, le Koweït, le Qatar, l'Irak et l'Iran. Le FMI attribue ce ralentissement principalement aux retombées économiques de la guerre régionale, qui a perturbé le commerce, accru l'incertitude et affecté la confiance des investisseurs. Les effets du conflit aggravent les pressions budgétaires existantes dans certains pays.
La croissance dans les trois autres économies du CCG—l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman—devrait ralentir considérablement mais rester positive. L'analyse du FMI suggère que l'impact de la guerre crée une divergence marquée dans les fortunes économiques au sein de la région, les économies dépendantes des hydrocarbures étant particulièrement vulnérables à l'instabilité.
Le Fonds a averti que le conflit pose des risques graves pour les perspectives à moyen terme du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, risquant de faire reculer les objectifs de développement. Il a appelé à une coopération internationale accrue pour faire face à la crise humanitaire et soutenir la stabilité économique dans les nations touchées.