MANILLE, Philippines — La Cour pénale internationale (CPI) a accordé à l'ancien président philippin Rodrigo Duterte la permission de ne pas assister à la première conférence de mise en état dans son affaire de crimes contre l'humanité, prévue le 23 mai 2026. La cour a également refusé la demande d'un avocat des victimes de participer à distance, selon une décision de la CPI rendue le 20 mai 2026.
La conférence de mise en état, qui fait partie des procédures préliminaires, vise à aborder les questions procédurales et à fixer les délais. Duterte, arrêté en mars 2026 et transféré à La Haye, fait face à des accusations liées à la guerre contre la drogue meurtrière menée pendant sa présidence de 2016 à 2022, qui aurait entraîné des milliers d'exécutions extrajudiciaires.
La décision de la CPI permet à Duterte d'être représenté par son équipe juridique lors de la conférence, tandis que le refus d'accès à distance pour l'avocat des victimes signifie que cet avocat doit assister en personne ou ne pas participer. La cour n'a pas fourni de justification détaillée pour l'une ou l'autre décision dans le résumé public.
Les groupes de défense des droits de l'homme ont suivi de près cette affaire, qui marque une étape importante dans la justice internationale pour les Philippines. La prochaine audience devrait aborder l'admissibilité des preuves et le calendrier d'un éventuel procès.