András Baka, ancien juge et ancien président de la Cour suprême de Hongrie, a été élu nouveau président de la Hongrie, promettant de rétablir l'État de droit après des années de recul démocratique sous Viktor Orbán. Baka, qui avait été évincé de son poste judiciaire en 2010 dans une décision largement critiquée par l'Union européenne, revient à une fonction publique avec pour mission d'inverser les réformes illibérales.
Son élection intervient après une période de turbulences politiques, les partis d'opposition s'étant unis pour soutenir Baka en tant que candidat de consensus. Dans son discours inaugural, Baka a souligné la nécessité de reconstruire l'indépendance judiciaire, la liberté de la presse et les contrepoids constitutionnels, qui ont été érodés sous la direction d'Orbán.
La nomination de Baka a été accueillie avec un optimisme prudent par les institutions de l'UE, qui ont longtemps critiqué la Hongrie pour avoir violé les normes démocratiques. Cependant, les analystes notent que Baka est confronté à des défis importants, notamment un système de clientélisme profondément enraciné et des changements juridiques qui pourraient limiter sa capacité à mener des réformes rapides.
En tant que président, le rôle de Baka est largement cérémoniel, mais il détient le pouvoir de signer ou de opposer son veto à la législation et peut influencer le discours public. Son élection signale un changement potentiel dans le paysage politique hongrois, bien que la voie vers le rétablissement complet de l'État de droit reste incertaine.