Des analystes politiques ont établi un parallèle entre les élections législatives hongroises de 2022 et le paysage politique israélien, suggérant que la principale leçon est la fiabilité limitée des sondages pré-électoraux. Lors des élections hongroises d'avril 2022, les sondages ont largement sous-estimé la marge de victoire du parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán, qui a obtenu une supermajorité.
Les derniers sondages avant le vote montraient Fidesz en tête mais laissaient présager une course plus serrée. Le parti a finalement remporté 135 des 199 sièges (54,13% des voix sur la liste nationale), poursuivant sa gouvernance ininterrompue depuis 2010. Cet écart entre les prévisions des sondages et le résultat réel est cité comme une étude de cas sur les inexactitudes des sondages dans les démocraties consolidées.
Pour les observateurs israéliens, l'exemple hongrois souligne que les sondages, particulièrement dans des environnements politiques polarisés, peuvent ne pas saisir les changements décisifs ou les blocs d'électeurs silencieux. Cette prudence est pertinente alors qu'Israël navigue dans sa propre politique électorale complexe, où la formation de coalitions est souvent précaire et l'opinion publique volatile.