La Hongrie a tenu des élections parlementaires cruciales en avril 2026, le parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán faisant face à son défi électoral le plus sérieux depuis des années. Le principal opposant, Péter Magyar, chef du parti Tisza, a mené une campagne axée sur la lutte contre la corruption et a attiré de grandes foules à travers le pays dans les mois précédant le scrutin.
La campagne a été marquée par des images de drone virales montrant prétendument une vaste propriété privée dans le nord de la Hongrie, avec des jardins soignés, une piscine et ce qui semblait être des animaux exotiques, dont des zèbres. Ces images, largement partagées sur les réseaux sociaux, sont devenues le symbole des arguments de l'opposition sur la concentration des richesses parmi les proches du parti au pouvoir, après plus de 15 ans de gouvernance Fidesz.
Orbán, qui gouverne la Hongrie depuis 2010 et a profondément transformé le paysage politique et médiatique du pays, briguait un cinquième mandat consécutif. Sa campagne s'est concentrée sur la souveraineté nationale, l'opposition à l'immigration et le scepticisme envers les directives de l'Union européenne. Le Fidesz a longtemps dominé la politique hongroise grâce à des modifications de la loi électorale, une consolidation des médias et un fort soutien dans les zones rurales.
Magyar, ancien initié qui fut marié à une ex-ministre de la Justice, s'est imposé comme une figure d'opposition crédible après avoir publiquement rompu avec l'establishment et dénoncé une corruption systémique. Son parti Tisza a rapidement construit une base électorale, notamment parmi les jeunes et les citadins. Les observateurs internationaux et les institutions de l'UE ont à plusieurs reprises exprimé des inquiétudes concernant le recul démocratique et l'état de droit en Hongrie sous la direction d'Orbán.