Le changement climatique d'origine humaine a un impact mesurable sur la rotation même de notre planète. Une étude publiée dans la revue Nature en 2024 a confirmé que la fonte des calottes glaciaires polaires, principalement du Groenland et de l'Antarctique, redistribue la masse de la Terre. Lorsque cette eau s'écoule vers l'équateur, elle modifie subtilement la forme de la planète et ralentit sa rotation, à la manière d'un patineur artistique qui étend ses bras.
Ce processus allonge la journée. Bien que le changement soit actuellement infime—mesuré en millisecondes par siècle—il marque un tournant significatif. Pendant la majeure partie de l'histoire de la Terre, la force dominante affectant la durée du jour était l'attraction gravitationnelle de la Lune, qui a progressivement ralenti la rotation de notre planète sur des milliards d'années.
Les scientifiques rapportent désormais que le changement climatique induit par l'homme est devenu un facteur de ralentissement plus puissant que l'influence lunaire. La recherche, dirigée par une équipe de l'Institut fédéral suisse de technologie de Zurich (ETH Zurich), a utilisé des modèles climatiques avancés et des données d'observation pour isoler l'impact de la fonte des glaces.
Ces résultats soulignent les conséquences profondes et étendues du réchauffement climatique à l'échelle planétaire. Bien que l'effet immédiat sur la vie quotidienne soit négligeable, la mesure précise de la rotation de la Terre est cruciale pour les technologies modernes comme le GPS et les communications par satellite, qui dépendent d'une mesure du temps ultra-précise.