Le 23 avril 2026, le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), un État autoproclamé au Sahara occidental. Cette décision marque un changement dans la politique étrangère du Honduras, s'alignant plus étroitement sur la position marocaine concernant ce territoire contesté.
Selon un communiqué du ministère hondurien des Affaires étrangères, la suspension est effective immédiatement et repose sur un examen du droit international et du principe d'intégrité territoriale. Cette décision fait suite à des actions similaires d'autres pays latino-américains, comme le Salvador et le Panama, qui ont retiré leur reconnaissance de la RASD ces dernières années.
Le Maroc a salué cette décision, y voyant un soutien à son plan d'autonomie pour le Sahara occidental, qui propose une autogouvernance sous souveraineté marocaine. Le Front Polisario, qui défend la RASD, a condamné cette suspension, la qualifiant de violation du droit international et du droit à l'autodétermination.
Les Nations Unies continuent de servir de médiateur entre le Maroc et le Front Polisario, dans le but de trouver une solution politique au conflit du Sahara occidental. La suspension par le Honduras est considérée comme un renforcement diplomatique pour le Maroc, qui cherche activement une reconnaissance internationale de sa position.