Dans une récente tribune, l'activiste et écrivain guinéen Sayon Mara soutient que le combat principal de tout Africain conscient aujourd'hui doit être la décolonisation des esprits. Mara affirme que si l'indépendance politique a été obtenue sur le continent au milieu du XXe siècle, la dépendance mentale et culturelle envers les anciennes puissances coloniales persiste.
Mara souligne que cette colonisation mentale se manifeste de diverses manières, notamment par la domination des langues européennes dans l'éducation et la gouvernance, la sous-évaluation des systèmes de connaissances autochtones et la dépendance continue aux modèles de développement occidentaux. Il appelle à un effort délibéré pour reconquérir les épistémologies et les identités culturelles africaines.
L'article a suscité des discussions sur les réseaux sociaux et parmi les intellectuels africains, beaucoup convenant que la véritable souveraineté nécessite de se libérer de l'assujettissement intellectuel et culturel. Les critiques, cependant, mettent en garde contre un rejet pur et simple des influences extérieures, plaidant plutôt pour un engagement sélectif et critique.