Les célébrations de la Semaine Sainte à Jérusalem en 2026 se sont déroulées sous haute sécurité et avec un nombre de pèlerins considérablement réduit en raison du conflit israélo-hamasien en cours. La procession traditionnelle du Dimanche des Rameaux de Béthphage à la Vieille Ville, qui attire habituellement des milliers de personnes, n'a rassemblé que quelques centaines de participants, principalement des chrétiens locaux, selon des responsables ecclésiastiques et des agences de presse.
Les autorités ont imposé des mesures de sécurité strictes autour de l'église du Saint-Sépulcre, le site vénéré comme celui de la crucifixion et de la résurrection de Jésus. L'accès était contrôlé et l'atmosphère décrite comme sombre et tendue, contrastant avec les pèlerinages festifs habituels. Le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a dirigé les offices, insistant sur les prières pour la paix et pour les victimes de la guerre.
Le conflit, qui a commencé avec l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la campagne militaire israélienne qui a suivi à Gaza, a gravement affecté les voyages et le tourisme. Le ministère israélien du Tourisme a indiqué que le nombre de pèlerins pour la période pascale 2026 restait une fraction du niveau d'avant-guerre. Les responsables religieux ont noté l'absence continue des groupes de pèlerins internationaux, pourtant vitaux pour l'économie et la communauté chrétienne locale.
Malgré l'atmosphère atténuée, les cérémonies religieuses centrales, y compris la cérémonie du Feu sacré au Saint-Sépulcre et le Chemin de Croix le long de la Via Dolorosa, ont été maintenues. Les participants et le clergé ont fait état d'un profond sentiment de deuil, entremêlant le récit de la Passion avec des prières pour la fin des violences et des souffrances dans la région.