La gouverneure de New York, Kathy Hochul, a proposé une nouvelle taxe foncière annuelle sur les résidences secondaires de grande valeur à New York dans le cadre de son budget exécutif pour l'exercice 2025. Cette proposition, souvent appelée "taxe sur les pieds-à-terre", s'appliquerait aux propriétés résidentielles évaluées à 5 millions de dollars ou plus qui ne sont pas la résidence principale du propriétaire. Cette mesure vise à générer des revenus pour aider à combler le déficit budgétaire important de la ville.
La taxe serait structurée comme une surtaxe progressive, les taux augmentant en fonction de la valeur marchande du bien. Selon le bureau du gouverneur, la proposition cible les personnes ultra-riches qui possèdent des appartements de luxe dans la ville mais vivent ailleurs la plupart de l'année. Le plan nécessite l'approbation de la législature de l'État pour devenir loi.
Cette proposition relance une idée longuement débattue dans la politique new-yorkaise. Des mesures similaires ont été discutées pendant des années mais n'ont jusqu'à présent pas obtenu suffisamment de soutien législatif. Cette nouvelle initiative intervient alors que la ville fait face à des pressions financières dues à l'augmentation des dépenses pour des services comme l'hébergement des migrants et une reprise économique plus lente que prévu dans certains secteurs.
Les opposants, dont certains groupes de l'industrie immobilière, soutiennent qu'une telle taxe pourrait dissuader les investissements dans le marché immobilier de la ville et affecter négativement la valeur des propriétés. Les partisans affirment qu'il s'agit d'une question d'équité, garantissant que les résidents à temps partiel fortunés contribuent davantage aux infrastructures et services de la ville qu'ils utilisent.