Une étude publiée dans la revue Nature Communications le 27 juillet 2026 a révélé que l'activité immunitaire spécifique au VIH persiste dans le système nerveux central (SNC) d'adolescents sud-africains vivant avec le VIH, même lorsque le virus est supprimé dans le sang par la thérapie antirétrovirale (TAR). La recherche, dirigée par des scientifiques de l'Université du Cap et de l'Université de Californie à San Francisco, a suivi 159 adolescents nés avec le VIH et ayant commencé la TAR en bas âge.
Les participants, issus de la cohorte Cape Town Adolescent Antiretroviral, avaient un âge médian de 15,3 ans et étaient sous TAR depuis une médiane de 13,1 ans. Malgré des charges virales sanguines indétectables pendant une médiane de 8,5 ans, 42% présentaient des signes de réponses des cellules T spécifiques au VIH dans le liquide céphalorachidien (LCR), indiquant une reconnaissance immunitaire continue du virus dans le SNC. L'étude a utilisé des ponctions lombaires pour collecter des échantillons de LCR, une procédure bien tolérée par les participants.
L'auteure principale, le Dr Helen G. Durand, a déclaré : 'Nos résultats suggèrent que le SNC peut servir de réservoir pour le VIH, même lorsque le virus est bien contrôlé dans le sang. Cela a des implications pour la santé neurologique à long terme et le développement de stratégies de guérison.' Les chercheurs ont noté que des niveaux plus élevés d'activation immunitaire dans le SNC étaient associés à des performances inférieures aux tests cognitifs, bien que la signification clinique reste à étudier.
L'étude a été financée par les National Institutes of Health des États-Unis et le Conseil de la recherche médicale d'Afrique du Sud. Elle souligne la nécessité d'une surveillance continue de la santé du SNC chez les personnes vivant avec le VIH, même celles avec une suppression virale soutenue. Les auteurs appellent à des recherches supplémentaires pour déterminer si les schémas de TAR peuvent être optimisés pour mieux cibler le SNC.