Le 28 avril 2026, Haïti continue de faire face à des défis majeurs, avec l'instabilité politique et la violence des gangs toujours au premier plan. Le gouvernement de transition, dirigé par le Premier ministre Garry Conille, s'efforce de rétablir l'ordre, mais les progrès sont lents. Les observateurs internationaux notent que la situation sécuritaire à Port-au-Prince reste volatile, les groupes armés contrôlant de grandes parties de la capitale.
En réponse à la crise en cours, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prolongé le mandat de la mission multinationale d'appui à la sécurité (MSS), dirigée par le Kenya, jusqu'en octobre 2026. La mission, qui a commencé son déploiement en juin 2024, a pour tâche d'assister la Police nationale haïtienne dans la lutte contre les gangs. Cependant, des rapports indiquent que la mission a rencontré des défis logistiques et de financement, limitant son efficacité.
Sur le plan économique, Haïti continue de lutter contre l'inflation et les pénuries alimentaires. La Banque mondiale a rapporté que le PIB du pays s'est contracté de 1,9 % en 2025, les projections pour 2026 restant sombres. Les organisations humanitaires ont averti que plus de 5 millions d'Haïtiens ont besoin d'une aide alimentaire urgente, un chiffre qui a fortement augmenté en raison de la violence et des déplacements en cours.
Du côté positif, des efforts locaux visent à améliorer la résilience communautaire. Des ONG locales, avec le soutien de partenaires internationaux, ont lancé des programmes de formation professionnelle et de soutien en santé mentale pour les populations déplacées. Ces initiatives, bien que de petite envergure, offrent une lueur d'espoir au milieu de la crise plus large.