Selon des analystes régionaux, les États du Golfe se préparent aux conséquences économiques et sécuritaires d'un éventuel accord nucléaire américano-iranien, alors que les négociations se poursuivent à Vienne. L'accord, qui vise à freiner le programme nucléaire iranien en échange d'un allègement des sanctions, pourrait remodeler la dynamique du pouvoir au Moyen-Orient.
Les membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait qu'un accord pourrait ne pas aborder de manière adéquate le programme de missiles balistiques de l'Iran ou son soutien aux groupes mandataires au Yémen, en Syrie et au Liban. Ces États craignent de supporter les coûts immédiats de tout conflit ou instabilité renouvelé.
Dans des déclarations récentes, des responsables du Golfe ont souligné la nécessité d'un accord global incluant des garanties de sécurité régionale. Les États-Unis ont cherché à rassurer leurs alliés, mais des divergences subsistent quant à la portée des négociations.
Les analystes économiques notent que les États du Golfe diversifient leurs économies pour réduire leur dépendance au pétrole, en partie en réponse aux changements potentiels des marchés mondiaux de l'énergie si le pétrole iranien revient. Le FMI a averti qu'une augmentation soudaine de l'offre pourrait faire baisser les prix, affectant les budgets du Golfe.
En mai 2026, aucun accord final n'a été conclu, mais les États du Golfe continuent de s'engager diplomatiquement pour protéger leurs intérêts.