Jeremy Grantham, stratège d'investissement vétéran et cofondateur de GMO, a averti à plusieurs reprises des risques économiques du changement climatique. Dans des déclarations et rapports récents, Grantham a souligné que le réchauffement climatique pourrait entraîner des perturbations graves dans la production alimentaire, la pénurie d'eau et l'instabilité financière. Pour le Ghana, un pays fortement dépendant de l'agriculture (employant environ 40 % de la main-d'œuvre) et vulnérable aux conditions météorologiques extrêmes, ces avertissements sont particulièrement pertinents.
Selon la Banque mondiale, le changement climatique pourrait réduire le PIB du Ghana de jusqu'à 7 % d'ici 2050 si aucune mesure d'adaptation n'est prise. L'analyse de Grantham souligne que les bulles d'actifs, y compris dans l'immobilier et les matières premières, pourraient éclater à mesure que les impacts climatiques s'intensifient. Il a spécifiquement pointé le risque de 'super-bulles' sur les marchés, ce qui pourrait affecter les flux d'investissement mondiaux, y compris vers les économies émergentes comme le Ghana.
Le secteur financier ghanéen, qui a connu une croissance ces dernières années, pourrait faire face à une volatilité accrue. La Banque du Ghana a reconnu les risques climatiques dans ses rapports de stabilité financière, mais les réponses politiques concrètes restent limitées. Les avertissements de Grantham s'alignent sur les données du GIEC, qui projettent des sécheresses et inondations plus fréquentes en Afrique de l'Ouest, menaçant le cacao et d'autres exportations clés.
Pour les Ghanéens, les implications immédiates incluent des hausses potentielles des prix alimentaires et des coûts d'assurance. Grantham conseille aux investisseurs et aux décideurs politiques de prioriser la résilience climatique, comme investir dans l'agriculture durable et les énergies renouvelables. Cependant, aucune prédiction spécifique pour l'économie ghanéenne n'a été faite par Grantham lui-même.