Le gouvernement indien s'apprête à s'adresser au Parlement pour clarifier sa position sur le prochain exercice de délimitation, un processus de redécoupage des circonscriptions parlementaires. Selon des rapports, le gouvernement indiquera que la délimitation ne sera pas basée sur les données obsolètes du recensement de 2011. Cette démarche vise à contrer les allégations selon lesquelles le processus, combiné à la loi sur la réservation des femmes, réduirait la représentation politique des États du sud, dont la croissance démographique a été plus lente que la moyenne nationale.
Le gel constitutionnel du nombre de sièges à la Lok Sabha, basé sur le recensement de 1971, doit expirer après 2026. La prochaine délimitation, qui augmentera le nombre total de sièges, devrait utiliser des données démographiques plus récentes. La déclaration anticipée du gouvernement cherche à apaiser les craintes que les États ayant mieux contrôlé leur population ne soient pénalisés par moins de sièges à la chambre basse.
Les analystes politiques notent que la délimitation est une question sensible avec des implications fédérales importantes, car elle impacte directement la représentation par État au sein de la législature nationale. La clarification du gouvernement est perçue comme une tentative de bâtir un consensus avant d'entreprendre l'exercice mandaté par la constitution, qui nécessite un large soutien politique.