Des sénateurs républicains avertissent qu'un programme clé de surveillance américain, l'article 702 de la loi sur la surveillance du renseignement étranger (FISA), pourrait être abandonné en raison des réactions négatives suscitées par le choix du président Donald Trump pour le renseignement. Le programme, qui permet une surveillance sans mandat de cibles étrangères, doit expirer le 31 décembre 2023, à moins que le Congrès ne le renouvelle.
Des sénateurs des deux partis ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que la bataille de confirmation autour du candidat de Trump au poste de directeur du renseignement national, John Ratcliffe, pourrait faire dérailler les efforts de renouvellement du programme. Ratcliffe, un ancien représentant du Texas, a été critiqué par les démocrates et certains républicains pour son manque d'expérience en matière de renseignement et ses déclarations controversées passées.
L'article 702 a été un outil essentiel pour les agences de renseignement américaines, mais il a également suscité un examen minutieux en raison des violations de la vie privée impliquant les communications d'Américains collectées accidentellement. Le programme a été renouvelé pour la dernière fois en 2018 pour six ans, et les législateurs débattent des réformes pour répondre aux préoccupations en matière de libertés civiles.
Le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, a exhorté ses collègues à donner la priorité au renouvellement, avertissant que laisser le programme expirer nuirait à la sécurité nationale. Cependant, certains républicains conservateurs se sont alignés sur les démocrates pour exiger des protections plus strictes de la vie privée avant de soutenir le renouvellement.
L'impasse survient alors que l'administration Trump pousse à étendre les pouvoirs de surveillance, tandis que les groupes de défense des libertés civiles et certains législateurs plaident pour une surveillance accrue. L'issue reste incertaine à l'approche de la date limite.