Nana Oye Bampoe Addo, cheffe adjointe de cabinet au Bureau du président, a appelé à des réformes juridiques et institutionnelles durables pour lutter contre les biais sexistes profondément ancrés dans le système judiciaire ghanéen. Elle a tenu ces propos en s'adressant à des avocates lors d'un événement, les exhortant à s'appuyer sur l'héritage des pionnières qui ont façonné le paysage juridique du pays.
Addo, ancienne ministre du Genre, des Enfants et de la Protection sociale et avocate renommée des droits de l'homme, a souligné qu'en dépit des progrès, des défis importants subsistent. Elle a mis en lumière des problèmes tels que les lois discriminatoires, les préjugés sociaux et les obstacles auxquels les femmes sont confrontées pour accéder à la justice, qui entravent la pleine réalisation de l'égalité des genres.
Cet appel à la réforme s'inscrit dans le cadre des efforts nationaux et internationaux en cours, notamment la mise en œuvre de la Politique nationale genre du Ghana. Les experts notent que la résolution de ces problèmes systémiques est cruciale pour renforcer l'État de droit et assurer une protection égale à tous les citoyens, quel que soit leur genre.