Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a critiqué publiquement des figures politiques conservatrices à l'intérieur du pays pour leur opposition à de possibles négociations de cessez-le-feu avec les États-Unis. Ces remarques, rapportées par les médias d'État iraniens, mettent en lumière les divisions internes sur la politique étrangère, notamment concernant les tensions persistantes et les pourparlers indirects entre Téhéran et Washington.
Si le contexte exact des « pourparlers de cessez-le-feu » proposés reste flou, les critiques visent des personnalités comme Saeed Jalili, ancien négociateur nucléaire et haut fonctionnaire, qui représente une faction conservatrice intransigeante et sceptique quant à la diplomatie avec les États-Unis. Ghalibaf, lui-même un politicien conservateur, a présenté ses commentaires comme un plaidoyer pour un engagement pragmatique afin de relever les défis économiques et internationaux de l'Iran.
Le débat interne intervient dans un contexte complexe marqué par les efforts au point mort pour relancer l'accord nucléaire de 2015 et les conflits régionaux. Les analystes notent que les critiques publiques entre hauts responsables sont relativement rares dans le système politique iranien et signalent un désaccord important sur l'orientation stratégique. La position officielle du gouvernement continue d'être fixée par le Conseil suprême de sécurité nationale.