Des chercheurs de l'Université de Galway ont identifié une nouvelle cible potentielle pour la thérapie de la maladie d'Alzheimer, en se concentrant sur la signalisation inhibitrice dans le cerveau, selon une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine le 22 avril 2026. Cette découverte remet en question les approches actuelles qui ciblent principalement la signalisation excitatrice.
L'équipe, dirigée par le Dr Andrew Harkin, a découvert que l'amélioration de l'inhibition GABAergique dans un modèle murin d'Alzheimer améliorait la fonction cognitive. Plus précisément, ils ont utilisé un modulateur allostérique positif du récepteur GABA-A, qui a réduit l'hyperactivité neuronale et restauré les déficits de mémoire.
« C'est un changement de paradigme dans notre façon de penser le traitement d'Alzheimer », a déclaré le Dr Harkin dans un communiqué de presse de l'université. « Au lieu de simplement stimuler l'excitation, nous devons peut-être rétablir l'équilibre entre excitation et inhibition. » L'étude a été financée par l'Irish Research Council et le Health Research Board.
Les experts préviennent que les résultats sont préliminaires et n'ont pas encore été testés dans des essais cliniques humains. Cependant, l'approche offre une nouvelle voie pour le développement de médicaments, potentiellement en réutilisant des médicaments GABAergiques existants pour Alzheimer.