Le secteur avicole français est actuellement en état de détresse, les professionnels tirant la sonnette d'alarme face à une combinaison de facteurs, notamment les foyers de grippe aviaire, la flambée des coûts de production et une concurrence internationale intense. Selon des rapports récents, le secteur a été durement touché par plusieurs vagues d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) depuis 2021, entraînant l'abattage de millions de volailles et des pertes économiques importantes.
Les représentants de la filière, comme l'Interprofession de la Volaille de Chair (IPV), ont souligné que les coûts de production ont augmenté de plus de 30 % depuis 2020, en raison de la hausse des prix des aliments pour animaux, de l'énergie et de la main-d'œuvre. Parallèlement, les importations en provenance de pays comme le Brésil et la Thaïlande, qui bénéficient de normes de production et de coûts inférieurs, ont grimpé, accentuant la pression sur les producteurs français. Le gouvernement français est exhorté à mettre en œuvre des mesures d'urgence, notamment des compensations financières et un contrôle plus strict des importations.
En juin 2026, la situation reste critique, de nombreuses petites et moyennes exploitations étant menacées de faillite. La Commission européenne a approuvé certains régimes d'aides d'État, mais les professionnels estiment qu'ils sont insuffisants. La crise soulève également des inquiétudes quant à la souveraineté alimentaire et à l'avenir de l'emploi rural dans des régions comme la Bretagne et les Pays de la Loire, où l'élevage de volailles est une activité économique clé.