L'enseignement en français, longtemps considéré comme une référence au Maroc, fait face à une concurrence croissante d'options plus abordables et diversifiées, selon des rapports récents. Ce changement est alimenté par la hausse des frais de scolarité dans les écoles françaises et l'expansion de systèmes alternatifs, notamment américains, britanniques et marocains bilingues.
En 2026, le coût de la scolarité dans une école française au Maroc a augmenté de manière significative, dépassant souvent 50 000 dirhams (environ 5 000 dollars) par an pour le primaire, excluant de nombreuses familles de classe moyenne. En comparaison, les écoles privées marocaines proposant des programmes bilingues facturent environ la moitié de ce montant.
Les données de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) montrent que les inscriptions dans les écoles françaises au Maroc n'ont augmenté que de 2 % en 2025, contre 8 % au cours de la décennie précédente. Parallèlement, le nombre d'élèves dans les écoles américaines et britanniques a augmenté de 15 % sur la même période, selon les autorités éducatives locales.
Les parents citent non seulement le coût, mais aussi le désir de diplômes plus reconnus à l'international. 'Nous voulons que nos enfants aient des options pour l'université à l'étranger, pas seulement en France', a déclaré Fatima Zahra, une parent à Casablanca, dans un entretien de 2025 avec un site d'actualités marocain. Cette tendance reflète une diversification plus large du paysage éducatif marocain, le gouvernement promouvant également son propre système public réformé.
Malgré ce changement, les écoles françaises restent populaires auprès des familles d'élite et de celles recherchant une tradition académique rigoureuse. Cependant, le monopole qu'elles détenaient autrefois s'érode clairement, alors que le Maroc adopte une approche plus pluraliste de l'éducation.