Selon un rapport de 2025 de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), la France fait partie des pays européens les plus exposés au cadmium par l'alimentation. L'étude, publiée en mars 2025, a identifié le pain, le riz et les pommes de terre comme les principaux contributeurs à l'apport alimentaire en cadmium pour la population générale.
Le cadmium est un métal lourd qui s'accumule dans l'organisme au fil du temps, affectant principalement les reins et les os. L'exposition chronique est liée à un risque accru d'insuffisance rénale et d'ostéoporose. L'Anses estime que l'exposition alimentaire moyenne des adultes français est proche ou dépasse le seuil de tolérance hebdomadaire fixé par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
La contamination provient des engrais phosphatés utilisés en agriculture, qui contiennent du cadmium naturellement présent dans la roche phosphatée. Les cultures comme le blé (utilisé pour le pain), le riz et les pommes de terre absorbent le cadmium du sol. Le rapport souligne qu'il est crucial de réduire les niveaux de cadmium dans les engrais pour diminuer l'exposition alimentaire.
L'Anses recommande de diversifier les sources alimentaires et d'éviter la consommation d'aliments cultivés sur des sols fortement contaminés. L'agence appelle également à une réglementation plus stricte sur la teneur en cadmium des engrais, une mesure déjà en discussion au niveau de l'Union européenne.