Les régulateurs financiers français ont confirmé que les portefeuilles de cryptomonnaies auto-hébergés ne sont pas soumis à des obligations de déclaration obligatoire, selon des clarifications récentes. Cette décision soulage les utilisateurs qui craignaient une surveillance accrue.
La clarification, émise par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) et le ministère de l'Économie, précise que les portefeuilles auto-hébergés—où les utilisateurs contrôlent leurs clés privées—ne relèvent pas des mêmes obligations de déclaration que les services de conservation. Cela s'aligne sur le règlement européen sur les marchés de crypto-actifs (MiCA), qui se concentre sur les prestataires de services plutôt que sur les utilisateurs individuels.
Cependant, les utilisateurs doivent noter que les règles de lutte contre le blanchiment d'argent (AML) s'appliquent toujours dans certains contextes, comme lors de la conversion de crypto en monnaie fiduciaire ou de l'utilisation de plateformes réglementées. Le gouvernement français a souligné que cette décision n'est pas une échappatoire mais une reconnaissance de la nature technique de l'auto-conservation.
Les experts du secteur ont accueilli favorablement cette clarification, notant qu'elle encourage l'innovation tout en maintenant la conformité. La décision est en vigueur depuis mai 2026, sans changement rétroactif.