Les députés français ont adopté un projet de loi visant à simplifier la restitution des biens culturels pillés à l'époque coloniale à leurs pays d'origine, principalement en Afrique. Cette législation, votée par l'Assemblée nationale, crée un cadre juridique permettant le déclassement d'objets des collections nationales françaises en vue de leur restitution, un processus qui nécessitait auparavant une loi spécifique pour chaque cas.
Cette démarche est considérée comme une étape importante dans la prise en compte des griefs historiques liés au passé colonial de la France en Afrique. Le texte concerne les objets acquis par « violence, prédation ou consentement donné sous contrainte » entre 1885 et 1960. Il fait suite à des années de débats et à une pression croissante des nations africaines et des militants réclamant le retour du patrimoine culturel.
Bien que saluée par certains comme une décision historique pour la justice culturelle, la procédure reste complexe. Chaque restitution proposée devra encore faire l'objet d'un vote au parlement, et la loi n'impose pas de retours automatiques. Des critiques estiment que le processus pourrait être lent, tandis que ses partisans y voient une approche nécessaire et structurée d'une question longtemps reportée.