Un récent rapport de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), publié au début de l'année 2026, indique que l'intégration des immigrés en France a montré des progrès mesurables dans des domaines tels que l'acquisition de la langue et la participation sociale. Cependant, des disparités significatives persistent dans l'accès à l'emploi et aux opportunités éducatives, en particulier pour les immigrés de deuxième génération issus de milieux non européens.
Le rapport, basé sur des données de 2024-2025, a révélé que 78 % des immigrés arrivés en France au cours des dix dernières années ont déclaré parler bien ou très bien le français, contre 72 % en 2020. De plus, la participation à des activités civiques, comme le vote aux élections locales, a augmenté parmi les citoyens naturalisés. Pourtant, le taux de chômage des immigrés s'élève à 14 %, contre 7 % pour la population générale, un écart qui ne s'est que légèrement réduit au cours des cinq dernières années.
Dans l'éducation, les enfants d'immigrés d'Afrique du Nord et subsaharienne ont 20 % moins de chances d'obtenir un baccalauréat que leurs pairs dont les parents sont nés en France, selon le ministère de l'Éducation. Cette disparité est attribuée à des facteurs socio-économiques et à une concentration géographique dans des écoles sous-ressourcées. Le rapport souligne que, bien que les politiques d'intégration se soient améliorées, parvenir à une égalité complète nécessite des investissements ciblés dans l'éducation et des mesures anti-discrimination.