En France, un conflit de longue date entre les dentistes libéraux et les prothésistes dentaires s'est intensifié, portant sur les limites légales des compétences de chaque profession. Le différend porte sur l'autorisation de poser des prothèses dentaires, comme les dentiers, directement dans la bouche des patients.
Selon un rapport de Franceinfo du 25 avril 2026, un groupe de dentistes de l'Union des Jeunes Dentistes a déposé une plainte contre plusieurs prothésistes dentaires pour exercice illégal de la chirurgie dentaire. Les dentistes soutiennent que seuls eux, en tant que chirurgiens-dentistes diplômés, peuvent effectuer des actes impliquant la cavité buccale, y compris la pose de prothèses.
Les prothésistes dentaires, représentés par leurs organisations professionnelles, rétorquent qu'ils sont formés et qualifiés pour poser des prothèses amovibles, une pratique qu'ils exercent depuis des décennies. Ils citent un décret de 2023 qui, selon eux, leur permet de poser des prothèses sous certaines conditions, mais les dentistes contestent cette interprétation.
Le ministère français de la Santé a clarifié que la loi est claire : tout acte impliquant la cavité buccale, y compris la pose de prothèses dentaires, est réservé aux dentistes. Cependant, les prothésistes peuvent toujours fabriquer et fournir des prothèses aux dentistes pour la pose. Le ministère devrait publier un rappel officiel de ces règles à tous les praticiens.
Cette bataille juridique souligne le besoin de réglementations plus claires dans le domaine dentaire, les deux parties cherchant à protéger leurs intérêts professionnels et à garantir la sécurité des patients. L'issue pourrait avoir des implications significatives pour l'industrie dentaire en France.