Une nouvelle étude a évalué le potentiel des systèmes photovoltaïques flottants (FPV) sur les principaux barrages marocains, suggérant que même couvrir seulement 1% de leur surface pourrait apporter une contribution notable au réseau électrique national. La recherche, menée par des scientifiques marocains et internationaux, indique qu'en théorie, couvrir 40% de ces surfaces de barrages pourrait répondre à une part substantielle de la demande d'électricité du pays.
Cependant, l'étude ne cache pas les incertitudes importantes. Des facteurs clés tels que les taux d'évaporation de l'eau, l'impact sur les écosystèmes aquatiques et l'intégrité structurelle des installations flottantes sur des réservoirs aux niveaux d'eau fluctuants restent mal compris. Les auteurs soulignent que ces variables pourraient affecter à la fois la production d'énergie et la durabilité environnementale.
Le Maroc, déjà leader des énergies renouvelables en Afrique du Nord avec son complexe solaire Noor Ouarzazate, voit dans le solaire flottant un moyen d'utiliser les infrastructures hydrauliques existantes sans occuper de terres rares. Le pays vise à produire 52% de son électricité à partir de sources renouvelables d'ici 2030.
L'étude appelle à des projets pilotes pour recueillir des données réelles sur les performances et les effets environnementaux avant un déploiement à grande échelle. Les chercheurs soulignent que, bien que le potentiel théorique soit prometteur, la mise en œuvre pratique nécessite des évaluations minutieuses spécifiques à chaque site.