Le taux de fécondité en Algérie est tombé à 2,5 enfants par femme en 2025, selon les données de la Banque mondiale et des offices nationaux de statistiques, reflétant une tendance plus large de baisse des naissances dans la région du Maghreb. Cela marque une diminution significative par rapport à 2,8 en 2020 et 4,4 en 2000.
Les démographes attribuent ce déclin à l'augmentation de l'éducation et de la participation des femmes au marché du travail, à l'urbanisation et aux mariages plus tardifs. En Algérie, l'âge moyen au premier mariage pour les femmes est passé à 29,3 ans en 2025, contre 27,8 en 2015.
Des tendances similaires sont observées au Maroc et en Tunisie, où les taux de fécondité sont tombés à 2,3 et 2,1 respectivement. La moyenne régionale s'établit désormais à 2,4, se rapprochant du niveau de remplacement.
Les responsables gouvernementaux à Alger ont exprimé des inquiétudes quant aux implications économiques, notamment une main-d'œuvre en diminution et une pression accrue sur les systèmes de retraite. Cependant, certains économistes notent qu'une fécondité plus faible peut stimuler le revenu par habitant et réduire la pression sur les services publics.