Des astronomes ont identifié une population auparavant négligée de galaxies radio reliques faibles et en déclin rapide, offrant de nouvelles perspectives sur ce qui se produit après que les trous noirs supermassifs cessent d'alimenter leurs énormes jets radio. L'étude, menée par des chercheurs utilisant les données du Low-Frequency Array (LOFAR) et du Very Large Array (VLA), a été publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics.
L'équipe a analysé un échantillon de 23 galaxies radio reliques, constatant que leur émission radio diminue beaucoup plus rapidement qu'on ne le pensait. Les jets, qui sont des faisceaux de plasma accélérés par la rotation du trou noir et ses champs magnétiques, semblent s'éteindre en quelques millions d'années, après quoi la lueur radio diminue rapidement. Cela remet en question les modèles antérieurs qui suggéraient un déclin plus lent.
Selon l'étude, cette courte échelle de temps implique que la durée de vie totale d'un jet radio est plus courte que l'âge typique de la galaxie hôte. Cela a des implications pour comprendre comment les trous noirs influencent leur environnement, notamment le chauffage du gaz dans les amas de galaxies et la régulation de la formation d'étoiles.
Les résultats aident également à expliquer pourquoi les galaxies radio reliques sont si rares : si elles s'estompent rapidement, elles sont plus difficiles à détecter. Les chercheurs espèrent que les futures enquêtes avec les radiotélescopes de nouvelle génération découvriront davantage de ces objets transitoires, permettant un recensement plus complet de l'activité des trous noirs au fil du temps cosmique.